émancipation
Au moment où Polita se retrouve hospitalisée, contrairement à toute attente, une paix profonde l’habite. Dans cet entre-deux où le sens de son existence vacille, «La Muerte» vient lui parler. Pas celle des livres, mais une présence familière, presque une vieille amie. Ensemble, elles traversent des paysages intérieurs peuplés de figures tutélaires. Ce sont les voix de Policarpa Salavarrieta, l'héroïne de l'indépendance colombienne, la force brute de Frida Kahlo, ou les rituels de terre et de sang d'Ana Mendieta. Ce sont aussi les visages des tantes, du jour où le ORL l'a convaincu de changer son NEZ. Présences masqués, gardiennes de la mémoire familiale, et les chants de rythmes qui ont bercé et soulevé Polita. À travers ces apparitions (tendres, drôles, parfois brutales) Polita déchiffre une vérité et une lignée que personne n’a jamais formulée à sa place.